interview

Rencontre avec Lewis OfMan : Le beatmaker français qui réinvente 

En ce qui concerne les bonnes découvertes électro, Lewis Ofman obtient une place très particulière. Le jeune beatmaker français qui revendique sa musique comme étant de « l’électronique bleue » nous a prouvé ses talents avec son deuxième EP intitulé « Yo Bene. » Ancien batteur de formation, il s’est fait connaître grâce à ses remix sensationnels pour The Pirouettes ou encore Lana del Rey. À coups de synthés et de beats rythmée, le jeune prodige du sons nous emmène dans son univers. 

Facebook : Lewis OfMan 

Peux-tu nous décrire ton parcours, comment la passion pour la musique est venue à toi ?

Ma première approche avec la création musicale s’est faite sur le téléphone de ma mère quand j’avais 8 ans, en additionnant des boucles de petits samples tout synthétique. J’ai fait la même chose sur GarageBand, et j’ai commencé à faire de la batterie vers 11 ans, puis je suis devenu complément passionné. À 13 ans j’ai commencé à m’intéresser au piano, c’est là que j’ai acheter mon premier synthé. C’était le Technics KN1000, sûrement le meilleur de tous ceux que j’ai et que j’utilise encore aujourd’hui, c’est avec lui que j’ai composé la majeure partie de mon EP.

À quel âge as-tu commencé à travailler sur tes compositions ? Qu’en penses tu aujourd’hui ?

J’ai réalisé mes premières vraies compositions vers 15 ans avec GarageBand sur Ipad, bien plus organique et inspirant que la version sur ordi. J’ai d’ailleurs fait un EP disponible sur Bandcamp qui s’appelle Disconsolate et il me tient beaucoup à cœur. C’est vraiment là que j’ai découvert les boîtes à rythmes, les synthés et leur mode de fonctionnement. Je me suis vraiment amusé parce que je découvrais tout, c’est un peu à ce moment là que je me suis crée mon identité musicale je pense. En ce moment je réécoute les sons que je faisais sur IPad, je composais de façons très pure sans auto-censure, c’était super spontané. Donc je dirais que tout à vraiment commencé à ce moment là, c’est vraiment là que je me suis dis que c’était possible de faire ma musique tout seul.

En tant que jeune artistes, as-tu déjà éprouvé des difficultés particulières durant ta carrière ?

Là où j’en suis la principal difficulté est de savoir capter l’instant très court, quand je suis à mon clavier et que je trouve des accords ou une mélodie, afin de le maîtriser. C’est précisément à cet instant que la composition est pure et spontané, après l’auto-censure arrive, on perd le regard neuf et c’est plus difficile de mettre de la sensibilité dans ce qu’on fait quand on  se met à trop réfléchir.

Que veux-tu que l’on retienne de ton EP une fois qu’on l’a écouté ?

Je veux qu’on retienne les différentes directions que j’y ai mis, que je ne suis pas positionné dans un seul style mais que je m’intéresse à beaucoup de chose à ma façon. Des chansons comme « Un amour au Super U » et « Yo Bene » sont très différentes, pareil pour « Flash » et « le métro et le bus » mais dans chacune de ces directions j’essaye de transmettre le plus d’émotions possible.

Il arrive que des chanteurs, artistes ou compositeurs influence ton travail ? 

Oui carrément, je suis super influencé par la majorité des compositeurs italiens des années 60-70 (Armando Trovajoli, Daniel patucchi, ennio morricone…). Je trouve que ce sont eux qui font les plus belles choses. Ensuite Gainsbourg, des chansons comme « 69 années érotique » ou « Jane B » sont de très grandes références pour moi. Sa façon de composer m’inspire énormément. Il y a aussi la soul avec Lee Fields & The Expression pour l’énergie dégagée par ses harmonies. Sa musique rend heureux. Et en ce moment je m’intéresse pas mal à Calvin Harris et Junior Senior, j’aime beaucoup leur délire.

Quelles sont tes sources d’inspirations en dehors de la musique ?

J’aime beaucoup faire des pauses de 2-3 jours où même 2 semaines où je ne fais plus du tout de musique. Ça me permet de m’épurer et de revenir plus honnête sur ce que je fais. Je dirais que ma source d’inspiration en dehors de la musique c’est tout sauf la musique, tout est inspirant pour moi.

Aurais-tu un conseil à donner à un apprenti artiste ?

Pour moi le plus important est de s’écouter soi-même pour réaliser sa propre œuvre. Essayer d’être le plus personnel possible pour réaliser quelque chose d’unique et finalement mettre les autres au second plan. J’ai longtemps écouté l’avis des gens autour de moi par rapport à mes créations, aujourd’hui je considère que c’est une erreur. Je pense qu’on peut entendre l’avis des autres sur nos créations mais ça s’arrête là. Le but ultime est de réaliser quelque chose de pur et de ne pas se laisser perturber par l’extérieur. Le plus important et le plus touchant chez un artiste c’est de sentir son âme.

Encore un grand merci à Lewis Ofman pour m’avoir accordé son temps. On vous partage également un de ses élégants Remix qui présente sa version du titre « Swamp » de Futuro Pelo.

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